Sahel : Nouvelle dotation d’engins logistiques et de combat à l’armée Burkinabè.
Par Timothée TSHAOMBO SHUTSHA
Coordonnateur et Chercheur à Quell’Afrik

« …Je vous remets officiellement les clés de ces engins logistiques et de combat en guise de cadeau de fin d’année du peuple Burkinabè à son Armée. Faites-en bon usage, prenez-en bon soin et par-dessus tout : Intensifiez la guerre et neutralisez l’ennemi… » a déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la République, Chef de l’Etat et Commandant en Chef de l’Armée du Burkina Faso au Ministre d’Etat à la Défense et Anciens Combattants, le Général de Brigade Célestin SIMPORE.



Cette cérémonie s’est déroulée le lundi 23 décembre 2024 au Camp militaire Naaba-Koom II situé à l’arrière du Palais Présidentiel de Ouagadougou.
Cet important lot des matériels militaires composé des conteneurs-jets d’eau, des camions citernes et des blindés anti-mines multi-optionnels est une nouvelle acquisition de l’armée Burkinabè. Ces nouveaux équipements visent à améliorer et renforcer les capacités opérationnelles et tactiques des forces combattantes dans la lutte contre le terrorisme, le banditisme, les coupeurs de route ainsi que d’autres menaces extérieures.




Dotation du matériel logistique à l’armée Burkinabè par le Capitaine Ibrahim TRAORE ce 23/12/2024. Des camions citernes à Jet-D ’eau et de transport. Photos Presse Présidentielle du Burkina.
Le correspondant de « Quell’Afrik » à Ouagadougou, affirme qu’une importante commande du matériel militaire des forces aériennes serait déjà passée afin de venir en appui aux forces terrestres. Selon notre source, cette nouvelle commande concerne particulièrement les matériels autonomes de dernière génération dotés de 3AD : Auto-déportation ; Détection et Destruction (neutralisation).


Prochaine acquisition du Burkina : Matériels modernes des Forces Aériennes en appui aux Forces Terrestres. Ce type de matériel autonome est doté de 3AD : Auto-Déportation-Détection et Destruction (Neutralisation).
Contexte
Pour rappel, le Burkina Faso, comme plusieurs Etats du Sahel, fait face à des difficultés d’ordre sécuritaire marquées par des attentats terroristes à répétition, la recrudescence du grand banditisme dans certaines localités du pays. Le principal mouvement terroriste Ansaroul Islam et d’autres groupes armés commettent de graves atteintes aux droits humains à travers le Burkina Faso. Ils mettent en place des sièges à travers le pays, tuent des milliers de civiles, détruisent des infrastructures civiles, notamment des ponts et des points d’eau.


L’un des groupes terroristes opérant avec une rare violence au Burkina Faso. Getty images Google.net
C’est afin de faire face à ce défi que le Capitaine Ibrahim TRAORE diversifie les moyens et méthodes d’approches. Outre l’acquisition de l’arsenal militaire, le Chef de l’Etat et Commandant en Chef de l’Armée du Burkina Faso opte pour une approche triangulaire notamment :
- En concluant des conventions sous-régionales, notamment avec le Mali et le Niger et adopte immédiatement ces résolutions à l’interne afin lutter contre toutes les formes de menaces : Terrorisme, Banditisme, Insécurité urbaine et/ou rurale ainsi que les menaces extérieures ;
- En renforçant, sur le plan national, les dispositifs législatifs policiers, militaires et judiciaires et en assurant une meilleure coordination et collaboration entre les services de police et la justice civile et militaire ;
- En intensifiant in fine, des opérations militaires sur plusieurs fronts. Celles-ci sont précédées par la collecte, l’analyse ainsi le traitement des informations récoltées par les différents services de sécurité civiles et militaires, avec l’apport inestimable des populations locales, dont le VDP : Volontaire pour la Défense de la Patrie. La prise en charge adéquate de ces informations permet d’élaborer avec précision des opérations de terrain.
Un Commandant en Chef déterminé
La détermination du Capitaine Ibrahim TRAORE de lutter et d’en finir avec le terrorisme reste intacte malgré la menace permanente de renversement de son régime par des forces occultes soutenues par un certain nombre des partenaires traditionnels en mal de positionnement. Tourné vers la Russie et la Chine, Ibrahim TRAORE a résilié l’accord de partenariat militaire avec la France en Janvier 2023, ordonnant le départ des militaires Français et la fermeture définitive de leurs bases au Burkina Faso. Le Capitaine TRAORE, 34 ans, s’inscrit dans le cadre de la l’auto-détermination de son pays en particulier mais également la libération de l’Afrique à l’instar de Thomas SANKARA. Il se distingue des Chefs d’Etats, notamment de l’Afrique Centrale, par sa gestion rigoureuse, reliant la parole à l’acte, en promouvant une souveraineté militaire, politique, économique, financière et alimentaire.
Lors de l’une des ses sorties médiatiques à l’occasion de la tenue des assises du Forum de la Jeunesse du Burkina Faso, il interpella la jeunesse en ces termes : « …si en 63 ans d’indépendance l’aide financière et l’appui budgétaire de la France n’ont pas permis au Burkina Faso de se développer alors qu’on les recevait chaque année, je ne crois pas que leur absence puisse nous être fatale. Que du contraire car leur absence va nous mettre au travail… »


Le Capitaine Ibrahim TRAORE en visite de 60.000 pieds d’ananas sur un hectare (phase expérimentale) dans le champ du Camp Militaire Naba-Koom II ce 23 décembre 2024 dans le cadre de la souveraineté alimentaire.
« …L’armée, dit-il, ce n’est pas uniquement les armes. Elle doit participer activement au développement de notre pays. Nous sommes en train d’apprendre beaucoup de choses aux militaires », a affirmé le Chef de l’État au cours de la visite.
Selon le Commandant de la Garde Républicaine, le Chef de bataillon Souleymane ZANGO, le personnel qui exploite le site a suivi une formation avec une ferme de la place. Les premières récoltes sont attendues pour novembre 2025, selon le Chef de bataillon ZANGO.
Quell’Afrik suit de près l’évolution de la situation sécuritaire dans le Sahel.
Par TTS.
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